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Le lauréat

DAMAE Médical, le dépistage du cancer cutané par l’imagerie optique

David Siret, ingénieur diplômé de la filière entrepreneurs de l’Institut d’Optique Graduate School (IOGS) (91, France), propose des dispositifs d’imagerie optique innovants qui révolutionnent les méthodes de dépistage des cancers cutanés. Par un simple contact avec la peau, la malignité d’une tumeur est évaluée en temps réel grâce à une analyse in situ et en profondeur des cellules suspectes.

Le projet est né d’un constat : en France, pas moins de 15 000 biopsies d’anomalies suspectes sont effectuées tous les jours. Après diagnostic, 60% de ces prélèvements se révèlent être bénins, bien que l’opération laisse au patient une cicatrice visible et implique les risques inhérents à un tel acte chirurgical. L’équipe fondatrice de ce projet est composée d’un enseignant chercheur à l’institut d’optique et de deux ingénieurs–entrepreneurs. Le projet, en phase de mise au point, de développement et d’industrialisation, tend à développer cette solution pour une meilleure fiabilité, rapidité et une réduction des coûts du diagnostic des tumeurs cutanées.

David Siret et Anaïs Barut, lauréat du Prix France 2014

Les trois autres finalistes

Fluodiagnosis, le traitement de l’image pour un diagnostic précoce du cancer de la vessie

Allan Rodriguez, président de la société Fluodiagnosis, développe une solution de traitement de l’image permettant un diagnostic précoce du cancer de la vessie à partir d’un échantillon d’urine.

Fluodiagnosis se caractérise par la fluorescence d’un produit permettant de différencier les cellules tumorales des cellules saines à un stade précoce. Sous la forme d’un logiciel classé dispositif médical de diagnostic in vitro, Fluodiagnosis permet une analyse des cellules présentes dans la vessie afin d’obtenir une détection fiable en amont, améliorant sensiblement le diagnostic et le dépistage du cancer de la vessie dans un premier temps puis celui du poumon, de l’estomac, du cerveau et de la thyroïde dans un second temps.

Le projet est né de l’expertise de ses quatre fondateurs : le président en charge de la stratégie, le directeur technique, une responsable scientifique et le directeur médical. Actuellement en phase de réalisation, de maquette et de prototypage, il vise à contribuer efficacement à l’amélioration de la qualité de vie des patients par un cancer détecté au plus tôt, et ainsi pouvant être mieux soigné.

APA@AJA, le programme d’activité physique adapté aux adolescents et aux jeunes adultes atteints de cancer

Leila Gofti-Laroche, praticien hospitalier est à la tête de l’équipe AJA (Adolescents et Jeunes Adultes), qui développe une application pour smartphone spécifique aux 15-25 ans, visant à proposer un programme d’activité physique dès le diagnostic du cancer. Instauré précocement et dans le cadre d’un suivi à long terme, ce programme pourrait limiter le déconditionnement physique, et améliorer la qualité de vie avec une diminution de la fatigue et de l’anxiété.

Une équipe, composée d’un médecin, d’une infirmière, d’un assistant social, d’une psychologue, d’une enseignante en APA (Activité Physique Adaptée), d’un chercheur, d’une attachée de recherche clinique et d’une secrétaire médicale, propose depuis novembre 2012 à chaque patient qui le souhaite une évaluation globale de sa situation et lui propose un accompagnement personnalisé sur un plan médical, paramédical et psychosocial en s’adaptant aux spécificités de cette tranche d’âge.

En phase de réalisation, de maquette et de prototypage, le programme et l’application associée visent à favoriser le maintien et/ou la reprise des activités scolaires, universitaires et professionnelles des jeunes adolescents et jeunes adultes atteints de cancer, en associant autant que possible un programme d’activité physique adaptée.

REALITY’MS, un diagnostic et un suivi en temps réel et non invasif par la spectrométrie de masse

Michel Salzet, professeur à l’institut national de la santé et de la recherche médicale, propose un instrument de spectrométrie2 de masse pour une analyse des tissus sans aucun prélèvement d’échantillons du corps humain. Cet instrument apportera des informations importantes pour définir au plus près la taille de l’ablation chirurgicale des carcinomes (tumeurs malignes de la peau). Le dispositif permettra aux chirurgiens d'acquérir les profils moléculaires des tissus du patient afin de différencier les régions saines des régions pathologiques, pour mieux mesurer et définir le stade de la tumeur.

Le projet, fondé par une équipe composée de deux professeurs, d’un physicien et d’un oncologue vétérinaire, est aujourd’hui en phase de réalisation, de maquette et de prototypage. Il vise à aider les cliniciens dans leurs prises de décisions en leur apportant un diagnostic en temps réel, et par la même améliorer la connaissance et la compétitivité de l’Europe dans le domaine des diagnostics.

Les finalistes du Prix France 2014 : Michel Salzet et Isabelle Fournier (projet Reality'Ms), Allan Rodriguez (projet Fluodiagnosis), Leila Gofti-Laroche (projet Apa@Aja) et les lauréats David Siret et Anaïs Barut (projet Damae)